Mercredi 6 janvier 2010
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Compte-rendu de
l'entrevue avec l'Inspectrice d’Académie.:
Une
délégation du Collectif , enseignants et parents, a été reçue, mardi soir, pendant 1/2heure par Mme Leloup, Inspectrice d’Académie de la Manche en présence de M. Burger, IEN de la circo
d'Avranches.
Entrevue succincte où tous les problèmes n'ont pas été abordés, les directeurs et directrices d'écoles attendant l'Inspectrice pour la réunion officielle ...
(voir aussi le texte qui lui a été remis…page ci-dessous)
A propos des rythmes scolaires, Mme Leloup a dit être favorable à un rythme plus étalé, et a avoué que Darkos aurait dû profiter de la refonte du temps de classe pour le mettre en place.
Elle a souligné cependant que rien n'empêchait les écoles de rester à 4 jours et demi ou de s'y mettre [ce qui ne leur a pas été proposé, en fait, NDR], et notamment à Avranches où la
décision a été prise démocratiquement [mais trop rapidement, NDR]. Nous lui avons fait remarquer qu'en outre, prendre la décision de passer à
4 jours et demi localement demande une somme de contraintes importantes et pas toujours réalisables -transports, associations périscolaires, mairie...- alors qu'une décision nationale ou
départementale aurait le mérite d'une uniformité plus facile à gérer
Mme Leloup assimile la notion de renégociation des rythmes scolaires aux 26h … nous lui avons fait remarquer que le problème des rythmes scolaires se pose AUSSI, et d’abord, dans le cadre des 24
h et des nouveaux programmes !!!)
. Ce à quoi elle nous a répondu qu'elle avait remplacé, dans la Manche, un IA qui s'était fait congédier pour un problème de calendrier scolaire, et qu'elle ne souhaitait pas en faire de
même... et que les enseignants (voire même les parents) sont majoritairement opposés à la semaine de 4 jours et demi.
Là-dessus, nous avons pointé le fait que depuis la mise en place de l'aide personnalisée (soutien) qui alourdit largement les journées des élèves
et des enseignants, ces derniers sont beaucoup moins hostiles aux 4 jours et demi, de même que les parents, qui selon une enquête de la FCPE sont majoritairement favorables à la semaine de 4
jours et demi. Par ailleurs, il existe d'autres formules complémentaires pour étaler les rythmes : diminuer les grandes vacances, par exemple... Bref, nous avons compris que même si elle reste
personnellement favorable à des journées moins chargées (et elle ne nie pas que le soutien a amplifié cette surcharge), elle ne prendra pas de mesure unilatérale en la matière... Quid du
ministère ?
…QUI prendra, ENFIN, un jour , la décision de régler le problème crucial de l’amélioration des rythmes scolaires …une vraie patate brûlante …à
priori !!!
Le second point abordé, en lien toutefois aux rythmes
scolaires, était celui de l'Aide Personnalisée (AP) (soutien).
L’IA affirme qu'un bilan provisoire a été effectué en fin d'année dernière, (consultation possible, rapport IGEN : http://www.education.gouv.fr/cid48792/ecole-primaire-troisieme-note-de-synthese-sur-la-mise-en-oeuvre-de-la-reforme-de-l-enseignement-primaire.html
) mais que les situations dans les
écoles étant tellement diverses, elle n'a pas voulu imposer une seule manière de procéder ce qui aurait provoqué une levée de boucliers plus grande
encore. Mais, lui avons-nous répondu, c'est alors aux écoles elles-mêmes de se débrouiller pour gérer cette AP qui, compte tenu des contraintes (cantine, transports, rythmes...) est très
difficile à gérer, conduisant souvent à des horaires différents d'une classe à l'autre, rendant les heures de concertation entre collègues difficiles à caler, réduisant à peau de chagrin le temps
de détente et loisir des élèves concernés... Elle nous a fait remarquer que la réforme ne date que d'un an, et que le recul n'est pas encore assez important pour qu'elle soit pleinement
satisfaisante. Certes, mais vues les questions et problèmes qu'elle soulève déjà, le ministère
pourrait se poser des questions, lui aussi : outre l'organisation pratique de l'AP, nous soulevons son inefficacité pédagogique, dans une grande mesure.
A notre question sur le RASED et d'éventuelles nouvelles suppressions de postes, elle nous répond qu'il n'y en aura pas l'an
prochain.
Concernant les programmes (que nous n'avons pas eu le temps d'aborder longuement), elle fait remarquer que le travail entre enseignants d'un même cycle devrait permettre de ne pas refaire
les mêmes choses d'une année sur l'autre et donc de gagner en temps. [Ce qui est déjà, souvent, le cas dans les écoles...] .
Mme Leloup nous a enfin invité à St-Lô pour la rencontrer plus longuement, si nous le souhaitions.... à suivre donc ...
L'Inspectrice sera à Mortain (salle des associations) le 11 janvier à 17h30 pour, là aussi, une rencontre avec les directrices et directeurs de la
circo.
Réforme des lycées … d'actualité aussi ...
des expressions ... :
L’Association des
Professeurs de SES, l’Association des Professeurs d’Histoire Géographie, les historiens universitaires, l’Union des Professeurs de Physique et de Chimie, l’Association des Professeurs de
Mathématiques de l’Enseignement Public,
les organisations syndicales de l’enseignement secondaire CGT Educ’action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNES-FSU, SNFOLC, SUD Education,
considèrent que le projet de réforme du lycée du Ministre de l’Education Nationale est inacceptable :
* « l’accompagnement personnalisé » est mis en place par la réduction des horaires disciplinaires dispensés aux élèves
(exemple : moins 2h de SES en 1ère ES),
* les sciences économiques et la LV2 deviennent des « enseignements d’exploration » (options) obligatoires en seconde, mais
l’histoire-géographie devient optionnelle en terminale scientifique
la mise en place d’un tronc commun en classe de première ne répond en rien à de réelles possibilités de changement de parcours pour
les élèves,
* les regroupements toutes séries et tous niveaux en langues permettront
l’augmentation des effectifs dans les classes,
* de lourdes menaces pèsent sur les bacs technologiques qui seraient regroupés en
seulement 3 domaines et dévalorisés sur le marché de l’emploi,
* l’autonomie des établissements va conduire au développement des inégalités de
traitement des élèves sur le territoire national et à la concurrence entre les disciplines, voire entre les établissements.
Ce projet ne répond absolument pas à la demande d’amélioration des conditions d’étude des élèves et des conditions de travail des personnels. Il vise à accompagner et renforcer
les suppressions de postes.
Autre expression ... le SE/UNSA soutien la réforme des lycées ...
extrait :
« …C’est pourquoi,
malgré un contexte politique et budgétaire difficile, le SE-UNSA, avec sa fédération l’UNSA-Education, a fait le choix, dans l’intérêt des élèves, de soutenir la nouvelle architecture du lycée
...
... Le SE-UNSA a pris ses responsabilités en refusant de s’abriter derrière des pétitions de principe où l’on revendique toujours une autre réforme sans jamais en préciser les contours. En
proposant des amendements, il s’est battu avec succès pour obtenir la garantie des dotations horaires désormais inscrites précisément dans les textes réglementaires. De même, les modalités de
désignation des membres du conseil pédagogique ont été clarifiées : les enseignants auront leur mot à dire…. »
... à suivre ...